POV BILL
_bill ? Et frérot, viens voir!! Je la voyais se rapprocher lentement de moi avec ce petit sourire que je commençai à connaître. Doucement, elle me souffla sa fumée dans la figure (elle a de la chance que je sois pas asthmatique) et me contourna pour s'éloigner vers mon frère.
Elle : tu devrais tenir ta tafiole de frère en laisse, sinon il risque de lui arriver des bricoles.Tafiole ? Oulà je me retenais de lui en foutre une. Par contre, mon frère lui, ne se retint pas du tout, son poing partit d'un coup vers le beau visage de la tigresse mais celle-ci l'évita facilement (balèze je dois dire parce que d'habitude un poing de mon frangin atteint toujours sa cible). Je la regardai s'éloigner dans la rue avec un drôle de sentiment.
Cette fille, malgré ses grands airs de délinquantes et ses regards agressifs dégageait autre chose. Quelque chose de plus subtil à apercevoir : un appel à l'aide, un appel désespéré auquel, pour je ne sais qu'elle raison je souhaitais répondre et cela, même si je ne la connaissait que depuis deux heures (et qu'elle t'ai traité de tafiole ^^) oui ça aussi - -'.
Tout dans sa façon d'être, ses yeux cerclés de noirs, sa chevelure bouclée d'un noir d'ébaine, sa silhouette fine cachée par des vêtements trop grands et genre plutôt masculins, ses rangers aux pieds, ... tout cela tendait à cacher cet appel, à l'enfouir loin au fond d'elle. Pourquoi, je ne serais le dire mais cette question ne restera pas longtemps sans réponse.
Moi : merci tom.Mon frère me regarda un moment et lâcha
Tom : c'est normal frérot bon on y retourne ?Moi : oui.On s'éloigna vers les salles de cours, dans mon dos je pouvais sentir les regards de ceux de sa bande qui nous suivaient.
Voix : comment elle l'a remis à sa place, trop fort !Autre voix : normal Errine c'est la meilleure.Moi (chuchotant) : Errine.Tom : quoi ? tu disais quelque chose ?Moi : non, non.Un sourire étira mes lèvres et nous rentrâmes en cours.
POV ERRINE
Je marchais lentement dans cette rue aussi sinistre que mes pensées. Certes je venais de quitter mon lycée, on pourrait donc penser que j'avais quelque chose de plus passionnant à faire mais même pas. J'étais là, comme une cruche à déambuler sans idées précises dans les bas quartier de Berlin. Bienvenue dans mon monde : un monde sans joie, sans rire mais surtout sans but.
Rentrer chez moi ? Oui je pourrais, si encore je considérais la piaule dans laquelle je vivais avec ce qui me servait de père comme mon chez moi. En réalité, cela faisait très longtemps que je ne m'étais pas sentis « chez moi » quelque part. Je passais mon temps à traîner comme je le faisais maintenant. Marcher et encore marcher me donnait l'impression fausse de m'éloigner de cette vie, vie qui me rattrapait toujours, je ne voulais plus d'attache alors pour les éviter, je me faisais agressive, violente, mauvaise.
Grâce à ce caractère, la plupart des gens m'évitaient. Oui la plupart, certains se risquaient quand même comme ce Bill, ce mec qui, s'en savoir s'était approché et m'avait sourit, d'un sourire sincère, sans arrière pensés, avec une étincelle de gentillesse. Seulement, je me suis jurée depuis ce jour de ne plus me laisser berner alors sourire sympathique ou non ce mec était un sale insecte à écraser vite fait.
En attendant me voilà devant chez moi, comme toujours, je ne pouvais y échapper. Lentement je gravis les longs escaliers en métal rouillé qui me conduisaient là haut, sous le toit de l'immeuble dans ce deux pièces que j'avais appris à haïr et qui pourtant me recevait tous les soirs. Une odeur de bière m'accueillis : mon père était donc là. J'hésitai à entrer, la porte restée ouverte était comme une invitation : je pouvais facilement redescendre et ni vue ni connu repartir dans la rue où aller squatter chez Math.
Père : Errine, c'est toi ?Merde, ma chance venait de s'envoler comme une centaine d'oiseaux libérés de leur cage. Je me résignai à entrer. Là allongé de tout son long dans le canapé, mon père Frédérik : 1m85, brun, yeux noirs d'encre et un salop de la pire espèce. Non je ne devrais pas parler de mon père comme ça mais pour moi il n'est plus mon père.
Frédérk : t'a encore séchée dis-moi.Moi : ...Frédérik (se levant) : tu pourrais au moins répondre quand on te cause sale traînée c'est pas comme ça que je t'ai élevé !!Moi : parce que tu m'as élevé ?PAAAFFJe gardai mes yeux rivés aux siens, luttant pour ne pas laisser voir que cette gifle m'avais fait mal, plutôt mourir que de l'admettre.
Lentement il s'approcha de moi, me faisant reculer à chacun de ses pas. Je n'aimais vraiment pas ce que je lisais dans son regard . Une chose que je lisais beaucoup trop souvent depuis mes 12 ans.
Il me colla au mur et me murmura, tout en embrassant mon cou :
Frédérik : puisque tu as séché, tu as du temps libre non ? Finalement c'était une bonne idée, je te couvrirais cette fois-ci mon ange.Ses lèvres remontèrent jusqu'à ma bouche et avant que je puisse réagir elles l'emprisonnèrent et forcèrent son entrée. Une horrible envie de vomir me prit, mes yeux se révulsèrent malgré moi et mes jambes tremblèrent.
Frédérik (susurrant) : Tu es encore plus excitante qu'hier ma gazelle.Je tournai la tête, fuyant ses yeux et du même coup ses lèvres, mais violemment il la remis en place.
Frédérik : ah ah, ne me cache pas ses merveilles mon c½ur.Je fermais les yeux, résignai et je sentis une main, telle une araignée grimper le long de ma jambe, lentement dégrafer mon pantalon avec facilité malgré le fait que ce ne soit pas une simple braguette a descendre et se diriger vers mon intimité. Un larme coula silencieusement sur ma joue. Encore une fois, j'allais mourir ce soir.